Les reliques, c'est has been?
Les coutumes s’incarnent-elles sous différentes formes à travers le temps ?
Voici la réflexion que je me suis faite ce matin, en buvant mon café devant la télé. Cette réflexion concerne les reliques. Qu’est-ce qu’une relique ?
C’est, durant l’époque médiévale chrétienne, un ossement ou un accessoire d’un personnage dit saint, que l’on récupère après sa seconde naissance pour en faire un objet de vénération.
Lorsqu’un religieux à la sainte réputation meurt, il est souvent inhumé au sein d’une église, ou dans une nécropole autour d’une église. Parfois, le corps est déplacé pour être inhumé ailleurs, et des morceaux du corps peuvent être récupérés afin de les enchâsser dans un autel.
Il existe de nombreuses reliques à travers le monde. Il y a des reliques de l’apôtre Pierre, des reliques de grands saints. Il existe également des morceaux du bois de la croix où le Christ fut crucifié. D’ailleurs, si l’on venait à rassembler tous les morceaux de croix du Christ, on pourrait en reconstituer une dizaine voir plus !
La relique est sensée garder en elle le pouvoir spirituel et matériel du saint auquel elle appartient. C’est comme si le pouvoir du saint était encore dans son corps, même après sa mort. Elle sont le lien entre le monde terrestre et le monde céleste. Le fait de les enchâsser sur un autel confère à celui-ci un caractère sacré indispensable, avant la consécration qui sera opérée par l’évêque.
Mais, les reliques ne sont pas uniquement placées sur un autel. Elles sont également placées dans des châsses, sortes de coffres en bois, en os, ou en métal. Châsses (appelée également reliquaires) serties de pierres précieuses et de métaux précieux. Ces coffres contenant la ou les reliques sont l’objet d’une vénération très populaire. Les pèlerins viennent parfois de très loin pour venir prier près d’une relique, pour toucher et baiser cette relique.
Ces fidèles demandent souvent des guérisons, la richesse, la prospérité, le Salut etc. En effet, le saint est sensé être l’intercesseur des agneaux auprès du Christ Sauveur. Donc, de par son statut privilégié, il arrive à accorder des bienfaits aux pieux fidèles.
Souvent, chaque saint à sa particularité. Un saint peut être le patron d’un type de métier, d’un type de maladie, d’un type de problème etc. Lorsque les reliques ne sont pas sur place, les fidèles peuvent alors prier près d’une statue représentant le saint en question, ou près d’une icône.
Voilà pour le bref tour d’horizon historique concernant les reliques. Bien sûr, ces pratiques sont toujours d’actualité, et sont très populaires dans les pays où les pratiques rituelles chrétiennes sont encore très vivaces.
On aurait tout de même pu croire que ces reliques ne concerneraient que la sphère religieuse. Et bien non ! Et cela m’amène alors à ce que j’ai pu voir ce matin. (Oui, j’ai beaucoup blablaté jusque là, mais c’était pour remettre dans le contexte^^)
Oui ! Ce matin, j’ai pu voir que le fameux Justin Bieber a donné de ses propres cheveux (qui font frémir d’excitation les petites minettes à peine pré-pubères) à la célèbre Ellen Degeneres, lors de son célèbre show où elle a reçu le minot en question. Un bout de sa mèche enchâssé dans un coffre translucide sera alors mis aux enchères, et l’argent sera reversé à une œuvre caritative…
Quelle vanité ! Il aurait pu avoir l’amabilité d’attendre sa mort, avant de vendre des parties de son corps ! Il s’est pris pour qui exactement ? Un Dieu ? Seigneur ! Si le monde était gouverné par un Dieu comme lui, on ne serait pas dans la merde ! J’vous le dis !
Et puis, pour ses œuvres caritatives, il aurait tout simplement pu donner une partie de sa fortune, cela aurai été plus humble de sa part.
Comme quoi, aujourd’hui, les reliques existent même en dehors d’un culte religieux. Gants et chapeaux de Mickael Jackson vendus à prix d’or ne sont pas différents…
Sources images:
life.com
abbaye-tamie.com
bieberlunatic.tumblr.com
justinbieberblog.org
L'hysope
Hysope, Hyssopus officinalis (Lamiacées)
L’hysope fait partie de ces plantes chargées d’histoire, de
symbolique, et de mythe. Elle est utilisée depuis des temps très reculés. Étant
originaire du bassin méditerranéen, on trouve des mentions chez les grecs.
Notamment avec Hippocrate, qui la mentionne pour soigner la pleurésie
ainsi que la bronchite.
On trouve la mention de l’hysope, dans les écrits bibliques. En effet, depuis l'Antiquité à
alors revêtu l'habit sacré qu'on lui connait aujourd'hui. En effet, dans le
passage de L'Exode (12:22), il est dit :
"22Puis vous prendrez un bouquet d'hysope et vous le
tremperez dans le sang qui sera dans le bassin et vous toucherez le linteau et
les deux poteaux des portes avec le sang qui sera dans le bassin, et aucun de
vous ne sortira de sa maison jusqu'au matin.
23 Et l'Éternel traversera l'Égypte pour la frapper, et quand il verra
le sang sur le linteau et les deux poteaux de vos portes, il passera vos
maisons et ne permettra pas au Destructeur d'y entrer pour frapper."
On trouve la mention de l hysope, dans l évangile de l apôtre Jean le Baptiste, au chapitre XIX, verset 29, à propos de la crucifixion du Christ:
"Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche."
L’hysope est également mentionnée par les auteurs médiévaux. Ainsi, Al-Razi,
scientifique iranien des IX-Xèmes siècles, conseille l’hysope en fumigation
avec la lavande et le thym, contre les épidémies de peste.
Hildegarde de Bingen, abbesse visionnaire, du XIIème siècle, explique,
dans son Causae et Curae que :
« L’hysope purifie le foie et purge un peu les
poumons. Celui qui tousse et souffre du foie ou des poumons doit manger de
l’hysope avec la viande sous la graisse, et il se sentira mieux. »
L’hysope est également nommée hiope, ou herbe
sacrée. Cette dernière dénomination est liée à sa mention dans la Torah. Dans ce Livre
révélé, elle apparaît sous le nom d’ezov’ (בְאֵזוֹב).
En arabe, la racine « zv’ » issue de l’hébreu à donné le mot « zùfa » (زُوفَا)
pour nommer l’hysope.
Aujourd’hui, l’hysope est une plante aromatique
quelque peu oubliée. Elle est toujours présente dans certains jardins
d’amateurs d’aromates ou de simples, néanmoins, son nom reste inconnu de
beaucoup. Elle est tout de même toujours très présente dans le bassin
méditerranéen.
L’hysope est un sous-arbrisseau à tige quadrangulaire et
ligneuse à la base. Ses feuilles d’un vert soutenu sont lancéolées. Ses fleurs
indigo, se rassemblent en épis sur un côté de la tige.
L’hysope aime pousser dans les sols légers et peu humides. Une exposition
totale au soleil est bénéfique à son bon développement. L’hysope contient une
huile essentielle (en vente libre interdite en France) qui lui donne son goût
frais et piquant.
Les constituants de l’hysope sont l’hysopine, la saponine, la silice, le nitrate de potassium, les tanins. (liste non exhaustive)
En usage interne:
Elle est expectorante, antiseptique, béchique. Elle a des effets stimulants,
hypertenseurs, sudorifiques, digestifs et stomachiques, emménagogues et
vermifuges.
Ainsi, l’hysope sera utilisée contre les bronchites, la toux, l’hypotension,
les fièvres éruptives, les atonies digestives, les ballonnements, contre les
leucorrhées et les parasites intestinaux.
En usage externe:
L’hysope est un cicatrisant. Elle est efficace contre les plaies et les
ecchymoses.
Remarques :
L’huile essentielle d’hysope ne doit pas être prise sans avis médicale. Elle
est interdite en vente libre en France. En effet, elle peut provoquer des
crises d’épilepsie, elle est neurotoxique.
Le Dr Valnet nous dit dans son Aromathérapie, que l’huile essentielle
neutralise le Bacille de Koch à la dose de 0.2 pour mille.
L’hysope entre dans la composition la Chartreuse, célèbre digestif.
Sources écrites:
- Jean Valnet, L Aromathérapie, se soigner par les huiles essentielles,
Le Livre de Poche, 2009.
- Paul Ferris, Les remèdes de santé d Hildegarde de Bingen, Marabout,
2002
Sources web:
http://www.levangile.com/Bible-Annotee-Exode-12.htm
http://www.biblia-cerf.com/BJ/jn19.html
http://www.toildepices.com/wiki/index.php/Hysope
http://www.medecinesnaturelles.com/page
... hysope.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hysope
Sources images:
http://www.biolib.cz/IMG/GAL/BIG/65185.jpg
http://www.centre-arome.fr/21-27-large/
... ouchee.jpg
Amour, Gloire et Magie ? Plus belle Magie ? Gossip Witch?
Il y a tant de mots que l’on pourra attribuer à ce que je
tente d’exposer sur cet article.
Depuis quelques temps maintenant, je n’ai plus trop écrit le fond de mes
pensées. Sur ce blog, il y a eu certes des confidences, ma vision des choses,
mon évolution etc. Mais il a surtout connu ces derniers temps, des choses plus
techniques, plus pragmatiques si je puis dire. Recettes et fiches de plantes.
Et je ne m’en plains pas, cela fait partie de moi et de mon quotidien. De mon
mode de pensée également. Bien que très enclin à la spiritualité, j’ai toujours
ce côté « carré » ou « cartésien », si l’on peut dire, sans
doute que m’on signe astrologique y est pour quelque chose…
Avec cet article, je souhaite aborder un thème qui m’a
beaucoup fait réagir intérieurement.
Il s’agit des relations sociales sur le Web ésotérique.
Par ma « fougueuse jeunesse » (vla qu'il s'prend pour un vieux, maintenant!), je me suis laissé emporter dans un
tourbillon d’histoires, plus étranges les unes que les autres.
Internet est un outil formidable pour tous ceux qui souhaitent apprendre
beaucoup de choses sur l’ésotérisme et le bien-être, en dehors des livres, cela
va de soi. Et, bien sûr, la forme la plus répandue que prend cette
« masse » de connaissance : les forums.
Les forums sont vraiment un avantage, lorsque l’on ne sait pas par où
commencer, ou lorsqu’on souhaite partager connaissances et points de vue. C’est
également une façon de tisser des liens avec des personnes que l’on n’aurait
pas forcément rencontré près de chez soi.
Pour parler de mon cas, j’ai discuté avec nombre de
personnes à travers les forums. Et ce fût en partie très bénéfique pour moi.
J’ai pu apprendre plus de choses, échanger des connaissances, avoir l’avis et
le point de vue des autres sur certains sujets. Débattre également sur des
thèmes au fil des discussions. C’est ainsi que, en partie, s’est déroulée mon
évolution. Et j’en ai tiré un très grand bien.
Je disais que ce fût « en partie très bénéfique ». Et
j’insiste ! (oui, sinon, il n’y aurait pas lieu de rédiger cet article)
Sur la toile, ce sont des êtres humains qui écrivent, non des machines :
vous le saviez ça ?!
Blague à part, c’est important de bien comprendre, lorsqu’on s’insère dans ce
milieu, que derrière des mots, des phrases, des paragraphes, il y a des êtres
humains et tous le lot de « comportements humains » qui va avec.
J’ai eu « vent » d’histoires quelques peu étranges, dont bien
évidemment, je tairai le contenu. Mais, toutes ces histoires tournent autour de
la vengeance, l’amour, le sexe, la jalousie, la haine, le pouvoir… Bref, des
choses qui font le quotidien de l’humanité.
Mais alors, pourquoi écrire un tel article pour nous parler de choses
complètement évidentes ?
Ah ah ! Parce que, comme dans la plupart de ces situations, on n’en sort
rarement indemnes. Les ragots sont la pire chose qui puisse exister, et le Web
ésotérique en est rempli et n’est jamais repu. Et le pire dans tout ça ?
C’est que des gens qui n’ont pas fait grand-chose, si ce n’est la terrible
erreur de mettre le nez dans ces histoires, s’en prennent plein la figure –
pour ne pas être grossier – et ne comprennent pas pourquoi les gens leur
tournent le dos.
C’est grosso modo un mélange de Dallas, des Feux de l’Amour, et de plus belle
la vie, entrecoupé de Charmed, pour le côté magique…
Et j’ai fait partie de ceux qui ont mis leur nez là où il ne fallait pas. Résultat des courses ? Des choses ont été dites à mon sujet, sans même que ces personnes m’aient parlé une fois dans leur vie ! (Allez comprendre…) Et puis, il y a également les liens qu’on a tissé qui s’effilochent sans qu’on comprenne réellement pourquoi. Des gens vous évitent, ou vous fuient comme la peste. Alors qu’à la base, vous êtes le petit naïf qui, dans sa terrible insouciance, n’a pas compris qu’il fallait les laisser se tirer dans les pattes et vivre sa vie. En tout cas, aujourd’hui, c’est chose faite. Au moins, ces histoires auront le mérite de m’avoir fait sérieusement réfléchir.
Le Web est plus que jamais le théâtre de sombres histoires,
il préférable de n’être ni acteur, ni spectateur. Il faudrait que les gens
comprennent qu’il ne sert à rien d’agir de la sorte, que seules des mauvaises
choses peuvent en sortir.
Voilà, cet article m’a permis de mettre les choses à plat avec moi-même, et je
trouve que c’est une bonne thérapie, il faut savoir évacuer ces choses, pour
tourner la page et aller de l’avant.
Sur ces derniers mots, je vous dis à bientôt pour de nouveaux articles. Et
surtout, si ce type d’histoires commencent à poindre, ignorez ces histoires,
afin de préserver votre bien-être.
Source image :
http://explorepahistory.com/cms/pbfiles/Project1/Scheme34/ExplorePAHistory-a0b0g0-a_349.jpg
La Réglisse
Réglisse, Glycyrrhiza glabra (Fabacée)
Qui n’a jamais mâché un bâton de réglisse ? La réglisse
est en effet une plante très populaire, qui a pourtant d’innombrables
utilisations, pas toujours connus de tous.
Cette plante est connue depuis la haute Antiquité, et le nom de
« réglisse » nous vient tout droit du grec glucus (γλυκύς) signifiant : doux, sucré.
Et rhidza
(ῥἰζα) pour racine, rhizome.
Théophraste, grand philosophe grec et père fondateur de la botanique en tant qu’étude des plantes et de leurs utilités, utilisait le réglisse accompagné de miel pour soigner la sphère stomacale.
Pline l’Ancien (Ier siècle ap. J-C) la recommande pour
calmer la toux. Et Hildegarde de Bingen dit de la réglisse qu’elle est
« rafraîchissante en cas de fièvre » et permet de soulager les
« maux de cœurs ».
A la fin de l’époque moderne (fin XVIIIème), la réglisse faisait l’objet d’une
boisson extrêmement populaire, appelée « coco », car servie dans une
moitié de noix de coco. Cette boisson intégrait de la poudre de rhizome.
A noter également que pour parler de la plante, on
dira : la réglisse. Alors que pour parler du rhizome, on dira : le
réglisse.
Synonymes : bois doux, racine douce, herbe des tanneurs.
Originaire du bassin méditerranéen et de l’Asie du
Sud-ouest, la réglisse est une plante vivace à tige ligneuse. Elle mesure entre
1m50 et 2m. Ses feuilles sont grandes et longue, de 7 à 15cm, composées de 9 à
17 folioles. Ses fleurs forment des inflorescences mauves, et ses fruits sont
des gousses linéaires, aplaties, de 15 à
30cm de long contenant plusieurs graines.
Les rhizomes, longs, font de la réglisse, une plante
envahissante. Après arrachage des racines, le moindre bout de rhizome qui reste
dans le sol donnera un nouveau plant (à l’instar du pissenlit). Le réseau de
racines et de ramifications peut s’étendre sur 1m.
C’est ce rhizome, à l’odeur douce et subtile, qui intéresse surtout les
phytothérapeutes.
La réglisse pousse dans un sol riche et humide et à besoin de chaleur. Voilà pourquoi on la trouve naturellement au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, au sud de l’Europe et en Asie du Sud-ouest.
Partie utilisée : rhizome
Les constituants connus :
- Glycyrrhizine
- Huile résineuse
- Saccharise
- Acide glycyrrhizinique
- Principes voisins de la progestérone
En interne :
La racine de réglisse est antispasmodique du tube digestif.
Elle est également pectorale, diurétique, dépurative, digestive,
anti-inflammatoire ainsi que rafraîchissante. Elle est alors utilisée contre la
toux nerveuse, les bronchites. Elle s’utilise contre la constipation, les
ulcères gastriques et les spasmes intestinaux.
En externe :
Grâce à son action anti-inflammatoire, la racine de réglisse
sera utilisée en bain de bouche pour soigner les glossites et les stomatites.
Elle sera également utilise pour soigner l’inflammation des paupières.
Remarques:
La racine de réglisse est idéale pour sucrer les tisanes. Il ne faut pas en abuser, car sa surconsommation sur le long terme peut provoquer de l’hypertension artérielle, et une baisse du potassium.
Une petite recette contre les maux de gorge :
Dans une casserole, mettre 3 tasses d’eau et 5 à 7 cuillerées à café de tronçons de racine. Laisser mijoter à petit feu afin qu’il ne reste que la moitié de l’eau. Enfin, buvez.
Sources écrites:
- Larousse, L'Encyclopédie des plantes médicinales, 2001.
- Jean Valnet, La phytothérapie, Se soigner par les plantes, Livre de poche, 2009.
- James A. Duke, Le pouvoir des plantes, Marabout, 2009.
Sources web:
http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9glisse
http://www.univers-nature.com/sante-nature/reglisse.html
http://www.candissime.com/fr/confiserie/reglisse-au-miel-des-cevennes.html
http://www.creapharma.ch/reglisse.htm
http://www.medecinesnaturelles.com/pages/plantes/index/R/reglisse.htm
http://www.inchem.org/documents/pims/plant/pim249fr.htm
Sources images:
http://www.etal-des-epices.com/img/p/107-70-thickbox.jpg
http://www.indianherbalproducts.net/images/glycyrrhiza-glabra-1b.jpg
Le Romarin
Romarin, Rosmarinus
officinalis (Lamaciée)
Le romarin fait partie de ces plantes qui ont une longue
histoire dans les différentes civilisations. C’est une plante qui a jouit d’une
très bonne réputation. Les anciens en faisaient une plante sacrée et magique.
Elle était ainsi intégrée à des rituels religieux, des mariages, des pratiques
magiques etc. Un rameau de romarin a été découvert dans une sépulture
égyptienne. Les lettrés grecs portaient des couronnes de romarin afin
d’améliorer leur potentiel intellectuel.
Au Moyen-âge, durant les périodes de peste, des branches de romarin étaient
brûlés afin de purifier l’air. Ils pensaient que l’air ambiant était une des
causes de l’épidémie.
Le romarin est également au centre d’une légende entourant la reine Elizabeth
de Hongrie. Elle était atteinte d’arthrite, et grâce à un remède réalisé à base
de romarin, elle a pu formidablement se remettre, épousant ainsi le roi de
Pologne.
Hildegarde von Bingen met en avant les plantes aromatiques (dont le romarin fait partie) afin de soigner les problèmes respiratoires « afin que leur bonne odeur passe jusqu’au poumon ».
Le romarin entre dans la célèbre recette du Vinaigre des Quatre Voleurs.
Le nom « romarin » aurait deux origines probables. Il se peut qu’il vienne du latin « rhus marinus » signifiant « sumac de mer », en rapport avec sa région d’origine, le bassin méditerranéen. Ou alors, le nom voudrait signifier « Rose de Marie », on en retrouve la trace chez les anglophones sous le terme de « Rosemary ». En effet, selon une légende, la vierge Marie, avant de donner naissance à Jésus, a déposé sa cape de couleur bleu sur un pied de romarin. Ainsi, depuis, c’est pour cela que le romarin produit des fleurs aux teintes bleutés.
Le romarin est également appelé herbe aux couronnes, herbe des troubadours, rose marine, encensier (du à son odeur rappelant l’encens).
Aujourd’hui, bien que le romarin soit une plante célèbre, elle est beaucoup moins utilisée pour ses vertus curatives que pour ses vertus culinaires. En effet, c’est une plante dont l’arôme est fortement apprécié pour accompagner poissons et viandes.
Le romarin est un arbrisseau qui peut atteindre 1.50m. Ses feuilles vert-sombre sur le dessus, et vert-gris au-dessous, sont persistantes. Ses fleurs se présentent en grappes de couleur bleu-violet. Le romarin aime le soleil et sa chaleur, et est à l’aise dans un sol calcaire et bien drainé. Il craint tout de même la sécheresse, et les hivers trop rudes. Le romarin comporte une huile essentielle qui contient entre autre des camphres, de la résine et un principe amer. Il est ainsi utilisé en parfumerie.
La récolte du romarin peut se faire dès le printemps jusqu’en septembre. Les fleurs seront récoltées avant floraison complète.
En interne :
Le romarin est un stimulant général, un hypertenseur. Il est
stomachique, carminatif et antidiarrhéique. Le romarin est également
antirhumatismal, antinévralgique, diurétique et sudorifique. Il est cholagogue
et cholérétique. Enfin, le romarin est emménagogue.
Ainsi, il sera utilisé contre les asthénies, le surmenage intellectuel,
l’impuissance, les digestions difficiles et les flatulences. L’asthme, les
bronchites et les grippes pourront être traités avec le romarin. Il sera
utilisé contre l’hypotension, le rhumatisme et les règles douloureuses.
En externe :
Il est cicatrisant, et parasiticide. Il sera alors utilisé sur les plaies et les brûlures, ainsi qu’en macération huileuse contre les rhumatismes.
Remarques :
L’huile essentielle de romarin ne doit pas être prise en doses élevées, un fort risque d’épilepsie est possible. Il existe une huile essentielle de romarin à cinéol, à camphre ainsi qu’à verbénone. La femme enceinte ou allaitante doit éviter l’utilisation d’huile essentielle.
Source écrite:
- Jean Valnet, L'aromathérapie, se soigner par les huiles essentielles, Le Livre de Poche, 2009.
Sources Web:
http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/HerbierMedicinal/Plante.aspx?doc=romarin_hm
http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=romarin_ps
http://www.museeduchocolat.fr/contenuFR/encyclopedie_adc_epices.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Romarin
Sources Images:
http://www.sylvie-tribut-astrologue.com/wp-content/uploads/2009/11/romarin.jpg
http://www.uni-graz.at/~katzer/pictures/rosm_11.jpg









